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Marseille aux premiers temps chrétiens

Conférence

Conférence par Jean GUYON, directeur de recherche au CNRS

Mercredi 18 novembre 2009 à 16h00
À la Maison Diocésaine

Marseille aux premiers temps chrétiens

Thème

Même si les légendes médiévales sur sa fondation par Lazare n’ont aucun fondement historique, l’Église de Marseille est sûrement ancienne – sans doute du IIIème siècle – mais elle ne s’est dotée d’édifices de culte monumentaux qu’au Vème siècle : ce décalage s’explique sans doute par le statut plus ou moins précaire du christianisme jusqu’à la fin du IVème siècle. Dès qu’il fut devenu la religion de l’Empire, sa marque sur la topographie marseillaise n’a cessé de s’affirmer par la construction intra-muros d’un groupe épiscopal qui était sans doute un des plus importants des Gaules et d’une bonne demi-douzaine de basiliques funéraires alentour de la ville, qui constituaient autant de signes ostensibles de la nouvelle foi. Cette floraison monumentale est allée de pair avec l’éclosion d’une spiritualité originale dont témoignent à la fois les écrits des Pères de l’Église marseillais (Cassien, Salvien, etc.) et les épitaphes des fidèles. Le Vème siècle a véritablement été pour Marseille un âge d’or.

Organisation

Monsieur Jean-Louis Charrière Président de l’Association Archéologique Entremont

Le culte de saint Maxime à Nantua

Michel Heymès, Ancien président de l’association des Amis du Vieux Riez, (et spécialiste des saints Maxime et Fauste) nous apporte quelques précisions sur le culte de saint Maxime à Nantua.

Découvertes archéologiques récentes

… dans le Rhône à Arles et en Camargue

Conférence

par M. Luc LONG, Conservateur du Patrimoine
au Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines

Mercredi 28 janvier 2009, à 16h00, à la Maison Diocésaine,
7 cours de la Trinité (près de la place Bellegarde)

Association archéologique EntremontConférences

Présentation

Depuis 2007, l’équipe de Luc Long a entrepris des recherches dans le lit du Rhône à Arles, le long de la rive ouest. Malgré des conditions difficiles dues au courant du fleuve, aux eaux troubles, au passage de navires et à la présence d’énormes silures (poissons atteignant 2 m), les plongeurs ont découvert et récupéré de véritables trésors, dont le plus célèbre est un buste identifié avec beaucoup d’arguments comme représentant Jules César. Ces trouvailles sont déposées au Musée Départemental d’Arles Antique où une exposition les mettra en valeur à l’automne prochain, après un traitement approprié. Ce sont ces recherches que nous présentera Luc Long. Il nous présentera en outre des données nouvelles sur les épaves de Camargue et l’avant-port maritime d’Arles.

Conférence de clôture, Jean Guyon

Les Amis de Saint Hippolyte publient le texte de l’exposé du Professeur Jean Guyon, archéologue, présenté le 16 octobre pour la clôture du cycle des conférences sur « Les Sources Chrétiennes de la Provence ». Rappelons que Jean Guyon, fin septembre, nous a fait visiter l’abbaye de Saint Victor à Marseille de façon merveilleuse. —> Le document au format .pdf

Conférence de clôture

Presque deux ans ! Le cycle des conférences sur les sources Chrétiennes de la Provence qui a accompagné la construction de la nouvelle église, initié par Guy-Jean Abel et « Les Amis de St Hippolyte« , touche à sa fin. La dernière conférence sera animée par Jean-Maurice Rouquette et Jean Guyon.

Vous êtes cordialement invités à la grande soirée qui marquera cet événement dans la nouvelle église de Venelles. Venez nombreux, invitez vos amis.

Jeudi 16 octobre 2008 à partir de 19h00
dans la nouvelle église de VENELLES

Programme

Présentation du cycle par le Professeur Jean Guyon
CNRS – MMSH / Université de Provence

Saint-Jean d’Arles, la fondation et les débuts du monastère
Conférence par monsieur Jean-Maurice Rouquette
Président de l’Académie d’Arles
Conservateur en chef honoraire du Patrimoine

L’Institut des Sources Chrétiennes
par le Père Dominique Bertrand s.j
Ancien Directeur des Editions

Le groupe Siloë et la librairie du Baptistère d’Aix
Présentation de livres et dédicaces

Saint-Jean d’Arles

Jean-Maurice ROUQUETTE

Conservateur en Chef Honoraire du Patrimoine
Ancien Directeur des recherches

Saint-Jean d’Arles, la fondation et les débuts du monastère

508-2008 – cette année la fondation de Saint Césaire fête ses quinze siècles ! Depuis plusieurs années, des fouilles savantes et difficiles mettent au jour des vestiges insignes de ce monastère. Sans évoquer ces travaux, dont les chercheurs présenteront les résultats en temps voulu, cette conférence a pour objet de faire le point sur tout ce que nous apportent les sources littéraires paléochrétiennes sur la création du monastère et la vie des premières abbesses.

Devenu Evêque d’Arles en 502, Césaire, ancien moine de Lérins, fera dans sa carrière épiscopale une large place à la fondation d’un monastère de femmes, dédié à Saint Jean-Baptiste et confié à sa sœur Césarie, entourée de quelques compagnes. A sa mort en 542, la communauté compte plus de deux cents religieuses !

La conférence relatera les péripéties matérielles de cette fondation dans une ville assiégée par les Barbares et la longue recherche spirituelle de Césaire pour rédiger la première règle destinée aux moniales.

L’étude des textes permet de reconstituer la succession abbatiale : Césarie, morte après 525, est remplacée par Césarie-la-jeune, à laquelle succède Liliola (562-569) puis Rusticule consacrée abbesse dans la 19° année, qui devait mourir le 11 août 627. Elle sera remplacée par Celsa, dont on sait seulement qu’elle prit soin de rédiger la « Vita » de Resticule.

Le rayonnement de leur direction spirituelle a permis à la Règle de Césaire de se diffuser largement dans le royaume des Francs, à commencer par le monastère créé à Poitiers par la reine Radegonde.

Sources Chrétiennes

L’Institut des Sources Chrétiennes parrainera notre soirée grâce à la présence du Père Dominique Bertrand s.j. qui en a été le directeur général pendant plus de 20 ans. Nous rappelons que la revue scientifique « Sources Chrétiennes » a été crée par le Cardinal Henri de Lubac et le cardinal Jean Daniélou. En raison de sa qualité elle a acquis une réputation mondiale et est utilisée dans de nombreuses universités francophones et étrangères qui enseignent le latin et/ou le grec. La réputation de Sources Chrétiennes n’est plus à faire dans les milieux religieux ni dans les milieux profanes. On observera que ces derniers temps le Cardinal Ratzinger (Benoît XVI) y a publié deux livres en lien avec les catéchèses qu’il présente chaque mercredi dans la grande salle d’audience du Vatican. Le retour à l’étude des Pères de l’Église, appelé plus couramment patristique, est une des grandes tendances de l’évolution et de la mutation dans la réflexion de l’Église d’aujourd’hui.

Conférence St Jean Cassien (audio)

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Histoire russe, St Jean Cassien et St Nicolas ont rendez-vous avec Dieu


Histoire russe, St Jean Cassien et St Nicolas ont rendez-vous avec Dieu


Jean Cassien, conférence de C. Badilita, partie 1 (environ 28′)

Jean Cassien, conférence de C. Badilita, partie 2 (environ 28′45″)

Jean Cassien, conférence de C. Badilita, partie 3 (environ 15′15″)

Jean Cassien, conférence de C. Badilita, partie 4 (environ 18′20″)

Jean CASSIEN, le compte rendu d’Annick

Jean CASSIEN, un provençal venu d’Orient (360-435)
conférence par Cristian BADILITA

Josseline Lachaume présente sobrement le conférencier qui arrive en droite ligne de son pays, la Roumanie. C’est un lettré aux parcours multiples : une thèse sur “le moine et la mort chez les Pères de l’Église”, puis des études sur François d’Assise, Irénée, Origène, Évagre le Pontique, un colloque international sur Jean Cassien.

Le conférencier choisit d’évoquer trois aspects de Jean Cassien :Saint Jean Cassien

  • sa patrie, ses origines
  • l’approche des « mauvaises pensées »
  • la tradition chrétienne de Provence

Cassien ne fut jamais canonisé car soupçonné de semi-pélagianisme. Homme de paradoxe, il est en contact avec l’Orient par St Jean Chrysostome ; de langue latine il choisit le grec et connaît la Septante pratiquement par cœur… et finit sa vie auprès de la Méditerranée. Le premier témoignage nous est donné par Gennade de marseille qui situe sa naissance dans une nation scyte… mais les scytes ayant disparu depuis quelques siècles, il doit être question des Goths.

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Visite de l’abbaye St Victor Marseille

St Victor

  • Samedi 27 Septembre 2008
    • Basilique St Victor à Marseille par Jean Guyon
      MMSH / Université de Provence
    • Départ de Venelles en car, place de l’église à 08h00
    • Retour vers 13h00

Inscription

Bulletin d’inscription
Sortie du Samedi 27 Septembre 2008

Départ : 08h00 devant l’Église de Venelles
Retour : 13h00 Église de Venelles

Nom :…………………………………………Prénom : …………………………………………

Tél : ……………………………………… e-mail : ………………………………………………..

Participation : 12 Euros
Chèque à établir à l’ordre de : Association St Hippolyte

Adresse et inscriptions : Aux sources Chrétiennes de la Provence
site web : http://catho13770.free.fr

Pour toute question s’adresser à :
Josseline Lachaume : 04.42.21 34 90 ou mob 06 10 37 87 46 ou par mail.

Vous pouvez vous inscrire en remplissant le formulaire et en précisant visite St Victor 27 septembre

Jean Cassien, un provençal venu d’Orient

Aux sources Chrétiennes de la Provence, « Jean Cassien, un provençal venu d’Orient », une conférence par Cristian Badilita.

Église de Puyricard le 18 septembre 2008 à 20h30.

Si vous souhaitez préparer la conférence, vous trouverez ci-après, le plan, la chronologie, les sujets, quelques citations et divers liens.

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Archéologie Passion, Marc Heijmans

Arles

Visite à l’Enclos St Césaire d’Arles, organisée par G.J. Abel le samedi 6 septembre, guidée par la double compétence de Marc Heijmans et Jean Guyon.

Visite enclos St Césaire

Réflexions candides d’un participant

Peu de personnes, malgré de nombreuses visites et de longues explications lors de « voyages » dans l’Antiquité, soupçonnent les dessous, les exigences mais aussi les passions et les incertitudes du métier d’archéologue. Or, à travers les explications techniques fournies par M.H. tout au long de la grande visite qu’il a guidée, porté par l’enthousiasme de la récente découverte d’un monument Chrétien d’une invraisemblable ampleur (3), c’est toutes ces dimensions qu’il donnait à saisir, parfois à travers un dialogue avec le Maître, Jean Guyon. Dialogue de l’un et de l’autre, où l’accord des points de vue a dominé.

Mur construit au fil des sièclesTrès symboliquement, pour quiconque devine l’enfouissement du passé, spatialement «  en dessous  » de nos modernes reconstructions, M.H. nous a parlé, en plein cœur des cavités béantes, récemment fouillées et sans doute bientôt recouvertes. Son œil averti de spécialiste nous indiquait sans hésitations, des pans de mur du VIème siècle, des dallages de marbre singulièrement conservés, des chapiteaux réemployés au fil des siècles. Spécialiste du lieu, il pouvait reconstituer à l’aide d’éléments infimes, ou de symétries probables l’édifice tel qu’il  » fut peut-être « . Il faut une imagination constructrice et féconde pour visualiser un édifice qu’aucun document illustré ne présente.

Croquis  des fouilles passées et actuellesUn édifice gigantesque – tel St Jean de Latran – 60 m de largeur !

  • à qui fut-il destiné ?
  • fut-il même achevé ?
  • comment aurait-on pu le recouvrir ?

Ce qui est fascinant, à quelques mètres sous nos pieds, c’est la superposition des siècles d’Histoire, jusqu’à ce jour.

Difficultés et paradoxe

Aux questions posées, notre conférencier répond de manière directe et sans fioritures. Exemple : Oui, les repérages de l’époque Chrétienne sont plus difficiles que dans l’Antiquité : on n’amène pas avec soi dans une église du mobilier, des instruments de cuisine, enfin toute chose permettant une datation précise…

Et puis ! un paradoxe apparaît, étonnant, dans une conversation libre entre M.H. et J.G. : N’importe qui peut imaginer que vivre de l’Antiquité, du Passé… est une sinécure sans grandes nouveautés, un métier sans grands changements ! Or chacun insiste pour montrer le caractère hypothétique des résultats des fouilles, et surtout le changement permanent des certitudes qui évoluent au gré des jours, des trouvailles qui percent lentement le secret des pierres !

En archéologie… tout est nouveau !!!

Annick Rousseau

Photos

Maquette de la ville d'Arles au VIème siècle